Synopsis : Camille Claudel voue ses jours et ses nuits à sa passion, la sculpture. Soutenue par son père et son frère Paul, elle rêve d'entrer dans l'atelier du grand maître Auguste Rodin. Après lui avoir démontré son talent et sa détermination à travailler avec lui, Rodin l'engage comme apprentie avec son amie Jessie. Camille tombe rapidement éperdument amoureuse du maître. Elle devient son égérie et ravive son imagination quelque peu éteinte. Très vite, elle travaille de plus en plus pour Rodin...
Camille Claudel est née en 1864. C’est la soeur de Paul Claudel qui deviendra poète, écrivain et diplomate. À17 ans elle décide de faire de la sculpture, art auquel elle va consacrer sa vie. Elle vient à Paris en 1882 suivre les cours de l'Académie Colarossi, car à cette époque les femmes ne pouvaient pas acceder à l'Ecole des Beaux Arts. Ce n'est qu'en 1889 qu'une classe spéciale pour les femmes, séparée des hommes est créée et ce n'est qu'à partir de 1896 que celles-ci auront la possibilité de concourir pour le Prix de Rome. Camille, élève de Rodin à partir de 1883, deviendra sa maîtresse. Les deux artistes s'influenceront mutuellement. En 1898 Camille quitte Rodin vu que celui-ci ne se décidera jamais à abandonner sa femme Rose Beuret. Elle ne se remettra jamais de cette séparation, même si son art, éloignée de son maître, gagne en originalité. Dès lors, les premiers signes de sa paranoïa commencent à se manifester. En 1906 Camille est complètement folle et décédera en 1943.
Le mythe de Sakountala
La valse
L'âge mûr
La vague
Les causeuses
Le musée Rodin
Voué à l’abandon, en 1908 l’hôtel Biron situé au 77, de la rue de Varenne à Paris, est occupé par un nombre très important d’artistes parmi lesquels Jean Cocteau, Henri Matisse et Auguste Rodin. Celui-ci, ému par la beauté de l’hôtel, couvre les murs avec ses dessins. En 1911 l’État acquiert l’hôtel. Et, c’est alors que Rodin décide de céder à l’État toutes ses collections à condition qu’un musée lui soit consacré à l’hôtel Biron. Malheureusement, Rodin meurt en 1917 alors que son propre musée n’ouvrira ses portes qu’en 1919.
Auguste Rodin
Le Musée Rodin
Camille Claudel au musée Rodin
Grâce à cette exposition consacrée à Camille Claudel, son art se laisse appréhender dans toute son originalité. Après sa rupture avec Rodin, ses oeuvres deviennent plus personnelles, chargées d’une force, d’une sensualité et d’une passion qui témoignent de son incroyable puissance créative : le Mythe de Sakountala, la Valse, L’âge mûr, la Vague et les Causeuses.
Paris et ses cafés ont marqué la vie culturelle et intellectuelle de l’Europe : Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain des Prés. Et malgré tout, ces cafés artistiques, littéraires, philosophiques, tous ces bistrots seraient-ils sur le point de disparaître ?
Les cafés et les impressionnistes
Vers 1860 des artistes qui fuient l’académisme se réunissent au café Guerbois ou au café la Nouvelle Athène. Le précurseur a été Courbet. Mais c’est surtout sous la 3ème République qu’on voit se multiplier les cafés et les cabarets à Montmartre où les peintres, les artistes, les écrivains se déplacent de l’un à l’autre. C’est le cas de Manet, Renoir, Cézanne, Pissaro, Dégas ou Zola.
Agostina Segatori au café du Tambourin. Vincent Van Gogh
Le bar des Folies Bergères. Édouard Manet
L'absinthe. Edgar Dégas
Au café. Auguste Renoir
Les cafés et les surréalistes
Au début du XXe siècle Montmartre est délaissé pour Montparnasse qui devient le quartier des surréalistes qui aimaient se rencontrer dans ses bistrots. De vers 1917 jusqu’à la seconde guerre mondiale, c’est là où ils trouveront leur inspiration pour remettre en cause toutes les normes établies dans cette constante recherche d’une liberté totale.Breton, l’auteur du Manifeste du Surréalisme (1924) choisit souvent lui-même les cafés où se dérouleront les réunions surréalistes : Le Cyrano, place Blanche, Le Batifol, rue du Faubourg-Saint-Martin.
Le groupe surréaliste au café de la Place Blanche
Le Cyrano
Les cafés et les existentialistes
Avec Le Flore fréquenté par Saint-Exupéry, Camus, Simone de Beauvoir, Sartre pour n’en citer que quelques uns mais aussi par de nombreux hommes politiques, la brasserie Lipp et les Deux-Magots constituent ce que l'on appelle le " triangle d'or " de la légende de Saint-Germain-des-Prés. Ces cafés deviennent des endroits non seulement de rencontre pour discuter mais aussi pour écrire. En effet, c’est au Flore que Simone de Beauvoir écrivit Le sang des autres et Sartre Les chemins de la liberté.
Les Deux Magots
Café de Flore
Les cafés de nos jours
Tous ces cafés traditionnels dont certains sont déjà disparus, pourraient fermer leurs portes pour toujours. Leur adaptation à l’époque moderne semble nécessaire s’ils veulent rivaliser avec les grandes chaînes et s’adapter aux goûts de leurs nouveaux clients. Regardez ce reportage et notez quelles peuvent être les causes de cette crise des cafés traditionnels. À qui cette situation peut bénéficier ? Que devraient-ils faire pour faire face à la crise ?
L’association nationale “Les restaurants du coeur – Les Relais du coeur” a été fondée en 1985 par le comique Coluche. Elle a pour objectif d'aider les plus démunis et de participer à la lutte contre l'exclusion sociale. Les restos du cœur veillent à la satisfaction de certains besoins sociaux et se substituent à l'État pour remplir une mission d’intérêt général.
Écoutez ce reportage et répondez aux questions ci-dessous.
Pour obtenir des moyens, Coluche va réunir ses amis et constituer autour de son idée un groupe d'Enfoirés. En 1989, une première Tournée d'Enfoirés voit Jean-Jacques Goldman, Michel Sardou, Eddy Mitchell, Véronique Sanson et Johnny Hallyday parcourir la France pour receuillir des fonds. À partir de 1993, le concert des Enfoirés, qui réunit de plus en plus d'artistes et de personnalités du spectacle, du sport... rassemble et encourage les bénévoles des Restos. Il est devenu un événement médiatique très populaire. Les Enfoirés manifestent leur soutien à l'association en donnant les bénéfices des concerts et albums issus de ceux-ci.
Une organisation non gouvernamentale ou ONG est une organisation d'intérêt public qui ne relève ni de l'État ni d'une institution internationale. Les principaux critères définissant une ONG sont les suivants :
l'origine privée de sa constitution
le but non lucratif de son action
l'indépendance politique
l'indépendance finacière
la notion d'intérêt public
Le 23 décembre 2005 les députés russes de la Douma (Chambre basse du Parlement) ont adopté le projet de loi plaçant sous contrôle les ONG travaillant en Russie. L'activité de toute ONG pourra être stoppée si elle représente une menace à "la souveraineté de la Russie, l'indépendance, l'intégrité territoriale, l'unité et l'originalité nationales, l'héritage culturel ou les intérêts nationaux". L'évaluation de cette menace est laissée à l'appréciation des fonctionnaires.
Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle, cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.
"Nous avons parlé des mêmes choses qu'à dix ans, qu'à quinze ou qu'à vingt ans, c'est-à-dire, des livres que nous avions lus, des films que nous avions vus, ou des musiques qui nous avaient émus... (...) Allongés dans l'herbe, assaillis, bécotés par toute sorte de petites bestioles, nous nous moquions de nous-mêmes en attrapant des fous rires et des coups de soleil."